Située
presque entièrement au sud du tropique du Capricorne,
l'Afrique du Sud est bordée par l'océan Indien,
à l'est, et par l'océan Atlantique le long de
sa façade occidentale. Elle jouxte la Namibie, le Botswana,
le Zimbabwe, le Mozambique et le Swaziland, au nord, et encercle
complètement le Lesotho. Du fleuve Limpopo, qui sert
de frontière avec le Botswana et le Zimbabwe, au cap
des Aiguilles, l'Afrique du Sud présente une grande diversité
écologique. De vastes plateaux intérieurs sont
séparés des plaines côtières par
un grand escarpement, particulièrement vigoureux dans
l'Est.
Le
littoral sud-africain s'étend sur 2.955 km. À
l'Est, il est dominé par le «Grand Escarpement»,
et formé de plaines étroites et de collines de
piémont assez découpées. À l'Ouest,
les zones planes s'élargissent en glacis. Au Sud, en
raison de la direction ouest-est des chaînes appalachiennes
du Cap, où alternent crêtes de quartzites et dépressions
dans les marnes, le littoral est particulièrement découpé
en caps et baies. Le Drakensberg, le massif le plus élevé,
domine la côte orientale. Enneigé en hiver, il
culmine à plus de 3.200 m près de la frontière
du Lesotho. Ses bordures escarpées séparent les
plaines côtières du Natal des plateaux intérieurs
du haut Veld qui recèlent la plus grande partie des richesses
minérales de l'Afrique du Sud.
Le
Grand Karroo, large bassin semi-aride composé d'aplanissements
dans le socle cristallin dominés par des reliefs résiduels
et de mesas (plateaux basaltiques), sépare les chaînes
du Cap du Drakensberg. Au nord-ouest, la frontière avec
le Botswana traverse la partie méridionale du désert
du Kalahari.
Hydrographie
Aucun fleuve sud-africain n'est navigable. Les bassins de l'Orange
et de ses principaux affluents, le Vaal et le Caledon, couvrent
la plus grande partie du plateau intérieur. Les fleuves
du versant oriental sont courts et donc médiocrement
et irrégulièrement alimentés. La rareté
de l'eau a conduit à la réalisation de grands
aménagements. À partir de 1948 est entamé
l'aménagement du bassin de l'Orange, permettant d'irriguer
des terres dans le Moyen Veld et de détourner une part
des eaux au-delà de la ligne de partage vers les plantations
d'agrumes de la Great Fish et de la Sundays, aux bassins trop
étroits. Plus importants encore sont les travaux en cours:
les eaux du Haut Lesotho sont détournées pour
alimenter la grande région urbaine industrielle et agricole
du Rand.
Population
Avant l'abolition de l'apartheid, la législation sud-africaine
identifiait quatre groupes raciaux: les Noirs, de langue bantoue
(75,2 % de la population), les Blancs (13,2 %), les Métis
(8,9 %) et les Asiatiques (2,7 %). Le gouvernement sud-africain
reconnaissait l'existence de dix nations noires, définies
en termes ethno-linguistiques; il avait attribué à
chacune un bantoustan, ou homeland.
Les
Blancs, citadins à près de 90 %, ont, jusqu'en
1994, dominé les institutions politiques et tiennent
encore l'économie. Ils se divisent en deux groupes majeurs.
Les plus nombreux sont les Afrikaners (60 %), descendants des
colons hollandais et des huguenots français installés
au Cap au XVIIe siècle, mais aussi, dans une forte
proportion de protestants allemands. Le groupe anglophone (34
%) est issu de colons britanniques dont l'implantation commença
au début du XIXe siècle. L'origine des métis
(Coloureds) remonte au XVIIe siècle, par métissage
d'Européens, d'indigènes bushmen (Khoi et San)
et d'Asiatiques, notamment malais.
Le
taux de croissance de la population sud-africaine, encore proche
de celui des pays en voie de développement, est une moyenne
qui masque des situations disparates. L'Afrique du Sud rassemble
42,6 millions d'habitants et connaît un taux d'urbanisation
élevé (60,1 %).