La population ivoirienne se répartit de manière très inégale: le Sud-Ouest est presque vide, la région d'Abidjan est surpeuplée et le tiers de la population vit dans des villes de plus de 10.000 habitants. Cette population est très jeune: 48,2 % a moins de 14 ans. Le taux d'accroissement naturel (3,8 %) est l'un des plus élevés au monde; la population a ainsi plus que triplé ces trente dernières années, passant de 5,4 millions en 1970 à 13,5 millions en 1995; la projection démographique laisse prévoir 18 millions d'habitants en l'an 2000.
Le taux de population urbaine (42 % en 1992, contre moins de 25 % dans bon nombre de pays d'Afrique noire) a considérablement augmenté depuis la période coloniale. Située au bord de l'océan Atlantique, l'agglomération d'Abidjan est, avec 3 millions d'habitants, la deuxième métropole de l'Afrique de l'Ouest après Lagos (Nigeria). Les autres villes importantes sont Yamoussoukro (environ 244.750 h.), capitale politique et administrative depuis 1983, Bouaké, la capitale baoulé (565.000 h.), Gagnoa (285.000 h.), Daloa (340.000 h.), Korhogo (260.000 h.) et Man (190.000 h.). Face à Yamoussoukro, au rôle essentiellement administratif, Abidjan – qui fait figure de capitale économique – accueille les grandes fonctions tertiaires (banques et commerces).

