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Economie - Guinee bissau
 

ECONOMIE - GUINEE BISSAU

Depuis 1987, la Guinée-Bissau a rompu avec l'étatisation. Nommé à la tête de l'État, le général J. Bernardo Vieira a engagé le pays sur la voie d'une politique d'ouverture libérale, lui permettant ainsi d'accéder aux crédits et facilités d'ajustement structurel consentis par la Banque mondiale et le FMI. L'agriculture (45 % du PIB, 90 % de la population active) a bénéficié de la libéralisation des marchés. Principalement centrée avant l'indépendance sur les cultures d'exportation, l'agriculture s'est depuis tournée davantage sur les cultures vivrières; l'arachide n'occupe plus que moins de 9 % des terres cultivées; la noix de cajou (30.000 t) est demeurée la première ressource d'exportation. En revanche, les surfaces consacrées au riz et au millet ont augmenté. La production de céréales a rapidement progressé (dont 125.000 t de riz). Les Peuls Fulanis élèvent du bétail. Malgré la reprise des exportations de grumes, la forêt a été peu exploitée. Grâce aux revenus des licences, la pêche a fourni 46 % des recettes propres de l'État, mais le potentiel est limité. Depuis 1991, la situation financière s'est dégradée. En 1994, le pays a obtenu l'annulation de 65 % de sa dette extérieure, qui s'élevait à 724 millions de dollars (323 % du PNB), et en 1995 les dirigeants envisageaient d'intégrer la zone franc. Des gisements de bauxite, découverts à la frontière avec la Guinée, ne sont pas exploités.

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