Sans
industrie, ruiné par le sanglant régime dictatorial
de Macias Nguema, cause d'une émigration très
importante, le pays, qui a subi une crise économique
profonde à la suite de l'effondrement des cours du café
et du cacao, tire la moitié de son PNB de l'aide internationale.
La dévaluation du franc CFA (1994) a été
compensée par une remise de 50 % de sa dette extérieure,
qui était très lourde.
L'agriculture
est centrée sur les produits d'exportation, surtout le
bois (okoumé, ébène) qui constitue la première
richesse du pays. Le cacao de l'île de Bioco fait de la
Guinée-Équatoriale le 4e producteur mondial.
Les autres produits d'exportation sont le café et les
arachides. Le climat permet des cultures vivrières (manioc,
bananes), complétées par l'élevage, et
la balance agricole est excédentaire (1 % du PNB).
Les
autorités ont conclu, en avril 1990, un accord avec une
société américaine pour l'exploitation
du gisement de pétrole off shore d'Alba dont la production
a débuté en 1992.