Le
Lesotho vit avant tout de l'émigration en Afrique du
Sud: 700.000 de ses ressortissants y résideraient; leurs
envois d'argent, six fois supérieurs aux exportations,
représentent la moitié du produit national. Ceci
permet une certaine modernisation de l'agriculture (achat de
charrues, d'engrais, de semences de maïs hybride), mais
une large part des économies est thésaurisée
en animaux.
L'extraction des diamants n'existe
plus que sous une forme artisanale. Des usines, de textile et
de confection surtout, ont été créées,
profitant du bas prix de la main-d'œuvre. Le Lesotho tire
aussi des ressources du tourisme, qui attire les Sud-Africains
dans les casinos et les stations de ski. L'eau des hautes terres
devient un produit d'exportation: le détournement de
la haute Sengu vers l'Ash, par plus de 100 km de tunnels,
a permis la construction, en Afrique du Sud, de trois centrales
électriques et l'extension des périmètres
irrigués, mais le contrat, négocié avant
la fin du régime d'apartheid, est peu avantageux pour
le Lesotho.