Malgré
son nom mythique, bien peu de touriste s'aventurent à
Casablanca. La capitale économique du pays ne possède,
a priori, aucun de ces monuments qui charment le visiteur. Elle
semble trop moderne, trop bourdonnante.
Symbole
du Maroc actuel, c' est ici que s'écrit une partie de
l'avenir du royaume. Mais ce rôle de métropole
du futur, Casablanca l'a toujours eu. Dans les années
vingt , la ville blanche fut un formidable laboratoire d'urbanisme.
Elle garde de cette époque l'un des plus beaux ensembles
d'architecture Art déco que l'on puisse découvrir.
Il suffit de lever les yeux pour apercevoir une coupole ornée
de frises, ou un jeu aérien de colonnades. Dans le centre,
le quartier d'Anfa, sur la corniche ou dans la médina
des Habbous, la ville témoigne de ces rêves d'architectes.
Casablanca,
ville consumériste entre toutes, s'est ornée de
par la volonté de son roi d'un phare pour les croyant.
La mosquée Hassan II, conçue par un architecte
français, ne laisse la présence par la taille
qu'à la Mecque, mais le raffinement de son intérieur
la place au tout premier rang des grandes réalisations
du monde musulman.
Découvrir
Casablanca.
les promenades
1-le centre
ville. les amateur d'architecture Art déco y découvriront
l'un des plus beaux ensembles des années 20. La médina,
qui constitue la fin de cette promenade, présente peu
d'intérêt et l'ambiance n'y est pas toujours très
plaisante.
2-la corniche.
Apres la visite de la mosquée Hassan II, on découvrira
le coté balnéaire de la ville avec ses cafés
au bord de l'océan, ainsi que l'étrange marabout
de Sidi Abd er Rahman avant de revenir par Anfa, le quartier
résidentiel.
3-vers le
quartier des Habous. Cette promenade vers un quartier créé
de toutes pièces dans les années 20 séduira
les amateurs d'architecture et d'urbanisme.
Vivre Casablanca.
Casablanca
est bruyante. A peine le feu est il au vert que toutes les voitures
klaxonnent. La circulation y est d'ailleurs particulièrement
dangereuse. Mais Casablanca est aussi une ville moderne et dynamique
fort éloignée des clichés traditionnels
du Maroc.
Casablanca
mode d'emploi.
le centre,
qui d'articule autour des places Mohammed V et des Nations unies,
se visite à pied. Les autres promenades nécessitent
l'utilisation d'un véhicule. Automobilistes et piétons,
méfiez-vous de la circulation. On évitera, par
exemple, les démarrages intempestifs aux feux verts,
un feu rouge étant loin de vous prémunir d'un
bus arrivant à toute vitesse.
Programme.
Un jour
peut suffire pour avoir un bon aperçu de la ville. Mais
les amateurs d'architecture y passeront avec plaisir un jour
de plus.
1er jour.
La matinée sera consacrée à la visite du
centre ville puis de la mosquée Hasan II . On se rendra
ensuite à la corniche ( Ain Daib), où l'on pourra
voir le marabout de Sidi Abd er Rahman ( environ 3 km après
Ain Diab). Retour par le quartier d'Anfa.
2e jour.
Le matin, visite du quartier excentré des Habbous. puis
déjeuner au port avant de poursuivre par l'ancienne médina
et une visite approfondie du centre-ville.
Casablanca
dans l'histoire.
Anfa. Ce
site, aujourd'hui quartier résidentiel à l'ouest
de la ville, semble avoir été connu des Phéniciens
dès le VI. il a pu être habité à
une époque bien anterior, comme en témoignent
plusieurs vestiges d'industrie paléolithique et l' "homme
de Casablanca", découvert en 1955 dans la carrière
de Sidi Abd er Rahman.
Le site
prend le nom d'anfa avce l'occupation arabe devient la capitale
du royaume berbère des Berghouta, d'obédience
Kharidjites. Au XII le royaume est conquis par le sultan almohade
Abd el Mou'men. Il conserve ses fonctions portuaires. El Idrissi
géographe de Roger III de Sicile, cite Anfa comme escale
de chargement de fret céréalier.
Des corsaire
sur les côte portugaises. Petite ville prospère,
Anfa possède au XV. une flotte corsaire qui porte ka
course sur les mers européennes, en particulier à
Cadix et sur les côte portugaises. En 1468 l'infant don
Ferdinand du Portugal à la tête d'une armada de
50 vaisseaux, mène une expédition punitive qui
aboutit au sac d'Anfa. Quarante ans plus tard, les "fustes"
des corsaires d'Anfa sont de nouveau actives, suscitant une
nouvelle expédition punitive en 1515.
Casa Branca,
Dar El Beida. Soixante ans plus tard les portugais,déjà
bien implanté à Mazagan ( El Jadida ), investissent
Anfa et la reconstruisent en la fortifiant sous le nom de Casa
Branca. Anfa apparaît, jusqu'au milieu du XVIII, comme
un avant poste militaire protégeant la route de Mazagan,
harcelée par les incursions des tribus voisines. Les
Portugais l'abandonnent après le tremblement de terre
de 1755. Vers 1770, le sultan Sidi Mohammed ben Abdalla relève
les ruines et lui attribuer le nom de Dar El Beida, traduction
littérale du nom portugais "ville blanche".
Casablanca.
Les principaux vestiges de la ville, en particulier la Grande
Mosquée et le borj Sidi El Kairouani datent de l'époque
de Mohammed III A la fin du XVIII, les marchands espagnols obtiennent
l'autorisation de s'installer. ils adoptent le nom de la ville
tout en le traduisant. Dar El Beida devient alors Casablanca.
Mais on est encore loin de la ville de dimension internationale
: en 1830, le comptoir ne compte que 600 habitants.
La naissance
du port. Le véritable essor de la cité,dont l'activité
portuaire est inexistante pendant la premières décennies,
remonte au milieu du XIX. l'accroissement de la demande européenne
en produit céréalier et ne matière premières
textiles conduit à l'installation de plusieurs négociants
français à partir de 1850. Mais c'est l'Angleterre
qui établit la première une représentation
consulaire ne 1857, suivie par l'Espagne en 1861 et la France
1865. Favorisé par le développement de la navigation
à vapeur, qui rend plus facile l'accès aux port
en mer libre, Casablanca propose désormais des lignes
régulières avec l'Europe. La population, de 8000
habitants en 1860, atteint 20000 habitants en 1907. Le port
de Casablanca supplante Tanger et devient le plus important
du Maroc.
L'arrivée
des Français. Dès le début du siècle,
la croissance du trafic rend nécessaire la création
d'une infrastructure portuaire moderne. Les travaux sont confies
à une entreprise français en 1906. Un ans plus
tard, des incidents sur le chantier aboutissent au massacre
de neuf ouvriers et au blocus du consulat de France, Ils servent
de prétexte à l'intervention militaire française
Lyautey
et Henri Prost. Le Résident général au
Maroc (1912 - 1925 ) s'attache dès la fin de la première
guerre mondiale à l'administration et à la mise
en valeur du protectorat. il privilégie la croissance
économique de Casablanca, qui devient le premier centre
actif du Maroc. Avec l'architecte urbaniste Henri Prost, il
décide des principales options de son développement
urbain. Celui-ci connaît deux temps forts correspondant
aux plans d'urbanisme de 1916 et de 1946. L'essor spectaculaire
dès les années trente s'est poursuivi depuis l'Indépendance.
Casablanca
aujourd'hui.
Une ville
jeune. Depuis ces année folles, Casablanca a grandi vite,
trop vite. La bourgade de 20000 habitants du début du
siècle n'a eu de cesse de se développer. Le dynamisme
de la cité, l'individualisme des promoteurs et la spéculation
foncière ont eu raison des principes édictés
" Mosaïque d'agglomérations qui ont leurs visages
particuliers, leur atmosphère spécifique, leurs
moeurs et leurs figures pittoresques", dit Ahmed Sefrioui.
L'image est juste, bien que traduisant poétiquement des
contrastes qui peuvent se monter sous un jour plus cru. Ceux-ci
se révèlent souvent violents entre les magasins
de luxe du centre ville et les bidonvilles de banlieues interminables,
entre l'homme d'affaires se frayant à grand coup de klaxon
un passage au volent de sa Mercedes le mirage citadin, est venu
grossir le monde des journaliers en quête d'aumône
ou de travail. Entre rigorisme et modernité, entre occidentalité
et islam, Casablanca synthétise les contradictions du
royaume.
Une ville
dynamique. Casablanca abrite aujourd'hui près d' un septième
de la population marocaine et détient presque toutes
les activités vitales du pays. Le développement
du port et celui de la ville vont de pair. réceptrice
des marchandise et matière première, elle attire
à elle les principaux intérêt du pays et
fournit la main d'ouvre pour les exploiter. Pépinière
de cadre marocains et d'homme d'affaire étrangers, la
ville est le siége des grandes banques, entreprise, société
et offices économique du pays, ainsi que des principales
firmes multinationales. Cette attraction provoque un déséquilibre
par rapport au développement du reste du pays. Le gouvernement
essaie en vain de limiter sur la région Casablanca les
investissements économiques qui représentaient
près de 50 % des ceux effectués dans tout l'état
durant les année 80. En définitive, industries
alimentaires, métallurgiques, chimiques et textiles,
emplois du secteur commercial et tertiaire procurent, malgré
le souci d'un chômage souvent trop lourd, du travail à
une population qui détient les meilleurs benifices financiers
du Maroc, mais paie en contrepartie plus de 50 % des impôts
prélevés sur ceux-ci.
Le Centre
ville.
Agité
et bruyant, le centre de Casablanca offre une remarquable unité
architecturale. On s'en apercevra dès le début
de cette promenade en contemplant la place des Nations Unies
conçue par Joseph Marrast. Au fil des rues et des avenues,
on lèvera systématiquement la tête pour
apercevoir de-ci, de là, une colonne, un encorbellement,
une frise. Pas vraiment d' immeubles qui se détachent
du lot, mais une succession de battisses qui font de Casablanca
l'un des ensembles Art Dèco les mieux conservés
du monde.
Départ
: place des Nations Unies.
Durée
: 2 h à 3 h ; prévoir 30 mn en plus avec la visite
de la médina.
Sur la place
des Nations unies, centre administratif de Casablanca, s'élève
l'ensemble architectural le plus harmonieux de la ville. il
a été conçu en 1920 par l'architecte Joseph
Marrast. Les volumes sont rythmés par des séries
d'arcades et rehaussés par l'emploi d'une pierre blonde
qui apporte une nuance colorée sur les façades
blanches. Une fontaine lumineuse, sur le coté ouest,
fonctionnes le week-end.
Le coté
este de la place est bordé par le palais de Justice,
auquel un perron donne accès. Sur la droite, le consulat
de France est précède de la statue du maréchal
Lyautey, par Fr. Cogné 1933. Elle se trouvait autrefois
a centre de la place. Au sud se trouve la préfecture,
au nord le bâtiment des Postes ( dessiné par Adrien
Laforgue)
Au fond
de la place des Nations Unies, la rue Abderrahman Sehraoui conduit
directement au parc de la ligue Arabe.
Le parc
de la ligue Arabe, aménagé en 1918, continue une
agréable zone de verdure. On y verra surtout au nord
les flèche de l'ancienne cathédrale du Sacré
coeur qu'éclairent des claustras de béton. Construite
en 1930 par Paul Tournon, elle ne sert plus aujourd'hui de lieu
de culte.
Le Casablanca
Art déco. un grand nombre de bâtiments de cette
période se trouvent dans un périmètre compris
entre l'avenue Hassan II , le boulevard El Meskini et le boulevard
Mohammed V.
De l'ancienne
cathédrale du Sacré coeur, traverser le parc de
la ligue Arabe pour prendre sur la gauche l'avenue Moulay Youssef.
De beaux bâtiments Art déco s'élèvent
sur l'avenue Hassan II en bordure du parc. Poursuivre sur le
boulevard Alber Reitzer, que prolonge le boulevard du 11 janvier.
Parvenu au croisement avec l'avenue Lalla Yacout, on pourra
prendre à droite pour tourner ensuite à gauche
dans le boulevard Hassan el Seghir. A nouveau sur la gauche
suivre le boulevard Mohammed V avec le marché central
où se trouvent de nombreux fleuristes. On verra encore
de nombreux bâtiments de cette période tout au
long de ce boulevard qui regroupe, avec l'avenue de l'armée
Royale, les magasins , hôtels , restaurant et cafés
les plus luxueux de la ville. Juste avant d'arriver place des
Nations Unies, la rue du Prince Moulay Abdallah comporte, elle
aussi de nombreuses battisses Art Déco.
La place
Mohammed V, à la lisière de l'ancienne médina
et de la ville moderne, constitue le centre névralgique
de la ville autour duquel les principales artères s'ordonnent
suivant un plan radioconcentrique. Un passage souterrain coiffé
d'une coupole, due à l' architecte Zevaco, en facilité
la traversée. La plupart des grand hôtels et des
compagnies aériennes se trouvent dans le secteur, en
particulier dans l'av des F.A.R .
Au nord
, en direction du port, le boulevard Félix Houphouët
boigny offre de nombreux magasins de souvenirs.
On gagne
l'ancienne médina en traversant l'avenue des F.A.R. en
arrière de l' hôtel Hyatt Regency, afin de rejoindre
le boulevard Tahar el Alaoui qui suit le tracé de l'ancienne
muraille. Il s'agit en fait d'une artère le plus souvent
étroite, très passante et bordée de nombreux
petits magasins vendant toutes sorte d'articles.
L'ancienne
médina est partiellement ceinte de remparts du XVI et
de nouveaux, construits pour en masquer la vue aux clients du
Hyatt. Elle forme un lacis de ruelles enchevêtrées
qui contrastent avec le modernisme des constructions de la ville
actuelle. Pour qui a déjà vu d'autre médinas,
celle ci n'es pas la plus intéressante. Il faut absolument
éviter de s'y promener la nuit ; le jour , il faut être
prudent si l'on est seul.
On parvient
ainsi à la nouvelle porte, Bâb Jédid, dite
aussi Bâb Marrakech, qui s'ouvre sur une petite place
ombragée et ornée de fontaines.
De là,
la rue el Afia pénètre dans la médina par
le quartier du Tnaker. On tournera à gauche à
l'extrémité de celle ci pour s'engager dans la
rue Sidi Fatah qui croise la rue du Tnaker. On peut y voir sur
la droite, l'église Buenaventura, fondé par les
Espagnols en 1891.
On aboutit
face à un jardin public, à hauteur duquel on prend
sur la droite la rue de Sour Jédid qui atteint bientôt
la petite place de Sidi el Kairouani. Là se situe le
santuaire de Sidi el Kairouani érigé au début
du XIX en l'honneur de ce saint personnage du XIV ,originaire
de Kairouan, le premier patron de la cité.
A gauche
de la place Sqala est un ancien bastion du XVIII. d'ou l'on
découvre les bassins du port de plaisance et du port
de pêche.
Poursuivant
au delà par la rue de la marine, qui passe devant la
mosquée Ould el Hamra, puis tout droit par la rue de
la Douane qui se maintient parallèle au remparts et au
boulevard des Almohades, on aboutit au square de Sidi Bou Smara
où se trouve la Koubba de ce marabout et un petit cimetière,
à l'ombre d'un beau figuier banian qui en fait l'un des
coins les plus charmants de la médina.
Traversant
cette placette pour en sortir par une arcade, on débouche
rue Dar el Makhzen où l'on remarque la mosquée
Dar el Makhzen ou Grande Mosquée, construite par le sultan
Sidi Mohammed ben Abdallah.
Passant
entre la mosquée Dar el Makhzen et le square de Sidi
Bou Smara, on rejoint, vers l'este le boulevard Félix
Houphouët boigny.
La corniche.
La mosquée
Hassan II fait face à l'océan sur lequel elle
a été en partie bâtie. Ce nouveau phare
des croyants, chef d'oeuvre de l'art musulman, a été
conçu par un architecte français et réalisé
par des milliers d'artisans marocains. Après cette plongée
dans le monde des mille et une nuits, on longera la corniche
qui donne à la ville blanche son aspect balnéaire.
En poursuivant le long de ce front de mer, on découvrira
un marabout, très prisé des Marocains mais oublié
des touristes. Enfin on reviendra par Anfa, le quartier chic.
Quatre images très différentes de la métropole.
Départ
: mosquée Hassan II.
Durée
: 2 h 30 à 3 h compter 1 h au moins pour la mosquée
Hassan II, puis une heure pour la corniche où on s'aretera
prendre un verre, puis 30 mn pour le marabout et encore 30 mn
pour revenir au centre.
Transport:
en voiture ou bus n°9
L'impressionnante
mosquée Hassan II , qui s'avance à la rencontre
de l'ocena, est entourée d'une immense esplanade pouvant
accueillir 80000 fidèles. S'etendant sur un site de 9ha,
dont les deux tiers ont été pris sur la mer, elle
a été conçue par l'architecte français
Michel Pinseau. il aura fallu le travail de plusieurs milliers
d'artisans venus de Safi, Marrakech et Fès, et près
de six ans au groupe Bouygues pour l'achever. Au sommet du minaret,
haut de 200m, un rayon laser indique jusqu'à 30 Km la
direction de la Mecque.
De la mosquée
Hassan II, suivre le boulevard Sidi Mohammed ben Abdallah, qui
se prolonge par le boulevard de la corniche.
On passe
d'abord devant le phare d'El hank, construit par les Français
en 1905, avant de gagner Ain Diab, station balnéaire
très appréciée des Casablancais, qui s'y
rendent en nombre le week-end et le soir.
Parmi tous
les hotels, restaurants, cafés et piscines qui se succèdent,
on pourra remarquer le restaurant La Réserve, construit
en 1933 par l'architecte George Renaudin. Ce bâtiment
trés futuriste, construit sur de piliers de béton,
s'avance sur l'océan comme une soucoupe volante.
En poursuivant
le long de la plage sur environ 2 Km, on pourra apercevoir sur
la droite le marabout de Sidi Abd er Rahman, petit village posé
sur un rocher dans l'océan,qu'on n'atteint qu'à
marée basse et en se déchaussant. Une trentaine
de personne vivent sur le lieu romantique dépourvu d'électricité,
d' où l'on a une belle vue sur Casablanca et loquée
Hassan II.
Depuis Ain
Diab, revenir sur ses pas pour prendre à droite le boulevard
du Lido.
On gagne
le quartier résidentiel d'Anfa, parsemé de superbes
villas entourées de jardins. C'est ici qu 'eut lieu en
1943 la conférence de Casablanca, rencontre historique
entre Churchill, Roosevelt et le général de Gaulle.
En tournant
à gauche dans le boulevard Alexandre I prolongé
par le boulevard d'Anfa et l'avenue des F.A.R.,on retrouve la
place Mohammed V.
Vers le
quartier des Habbous.
L'intérêt
principal de cette promenade réside dans la médina
des Habbous qui passionnera les férus d'urbanisme. Réalisée
à partir de 1923 pour résorber les bidonvilles,
elle fut très vite occupée par les musulmans aisée
qui considérèrent comme une authentique médina.
De fait, avec ses placettes, ses magasins et ses arcades, elle
est beaucoup plus charmantes que l'ancienne médina.
Accès
: à la hauteur de la place des Nations Unies, prendre
à droite le boulevard de Paris puis sur la droite le
boulevard du 11 janvier, prolongé par le boulevard Lahcen
ou Ider. Suivre ensuite à gauche la rue Hadj Amar Riffi.
Durée
: promenade de 10 Km environ en voiture; compter au moins 2
h en fonction des embouteillages.
Traversant
un quartier résidentiel, on longe bientôt l'enceinte
du palais royal de Casablanca.
De ce palais,
qui jouxte le quartier des Habbous, on ne verra que des lampadaires
dans le style Napoleon III et des canons sortant des remparts.
Ce palais fut édifié dans les années 80.
Juste après,
tourner à droite vers la place Moulay Youssef à
partir de la quelle on pourra visiter à pied la nouvelle
médina.
La nouvelle
médina ou quartier des Habbous est un quartier musulman
aux ruelles étroites réalisé à partir
de 1923 afin de résorber en partie les quartiers misérables
venus s'agglomérer autour de la métropole. Ce
quartier fut conçue par l'architecte Edmond Brion. D'une
construction soignée, agrémentée par des
rues et places que bordent et chevauchent des arcades de pierre,
il a pris, avec ses souks, ses boutiques d'artisans et magasins
de souvenirs, le visage d' une médina traditionnelle.
On y remarque
quelques édifices intéressants, tels que le mahakma
du Pacha située le long du boulevard Victor Hugo. Achevé
en 1952, le bâtiment servit de tribunal musulman et de
salon official au pacha de Casablanca. Sa décoration,
riche de plâtres artistiquement travaillés, s'est
inspirée de l'architecture maghrébine traditionnelle.
la mahkama
est séparée, par la place de ma mosquée,
de la mosquée Sidi Mohammed ben Youssef. on peut encore
voir à proximité la mosquée Moulay Youssef,
élevée au centre d'une place bordée d'arcades.
Reprendre
la voiture pour continuer par le boulevard Victor Hugo et suivre
au delà du parc Murdoch, à droite l'avenue du
2 mars qui aboutit au rond point de l'europe.
A gauche
l'église Notre Dame de lourdes, puissante masse de béton,
fut élevée entre 1953 et 1956 par l'architecte
A. D'angleterre et l'ingénieur Zimmer.
Depuis Notre
Dame de lourdes, le boulevard Mohammed Zektouni, à gauche,
puis l'avenue Hassan II, à droite permettent de rejoindre
la place des Nations Unies.
A voir encore
dans la région:
Azemmour
( 83 Km) , El Jadida ( 99 Km) , Kasba de Boulemane ( 132 Km)
, Mohammedia ( 28 Km)
Au départ
de Casablanca.
1-De Casablanca
à Meknès par Khémisset ( 257 Km par la
S106, asphaltée et peu fréquentée). Variante
assez pittoresque de l'axe Casablanca Rabat Meknès. Quitter
Casablanca par le boulevard Ibn Tachfine et suivre la direction
de Tit Mellil et Meknès.
55 Km :
Ben Slimane, au centre d'une riche région agricole et
à l'orée de la foret de chênes liéges
des Ziaida , marché le mercredi, moussem en septembre
autour du marabout de Sidi Slimane.
82 Km :
après la traversée de la riante vallée
de l'oued el Bagra, panorama à droite sur les montagnes
du pays des Zaer.
86 Km :
Sidi Bettache, village et marabout sur l'ancienne piste impériale
de Rabat à Marrakech, dans le foret de chênes lièges
des Ziaida.
96 à
104 Km : beau parcours à travers la vallée de
l'oued Korifla.
122 Km :
Rommani Important marché le mercredi, moussem en septembre.
Suivre sur
6 Km la direction de Rabat et bifurquer à droite.
159 Km :
col du Kaour, à 400 m d'altitude
165 Km :
Maaziz.
200 Km :
Khémisset.
257 Km :
Meknès.
2- De Casablanca
à Marrakech par le pays Rehamna ( 234 Km par la route
P7). Cet itinéraire, qui ne présente d'autre intérêt
que de permettre de gagner rapidement la prestigieuse capitale
du Sud, traverse les principaux centres de production de phosphates.
Quittez
Casablanca par l'avenue Moulay Hassan I et le boulevard brahim
Roudani en direction de l'aéroport Mohammed V.
7 Km : laisser
à droite la route d'El Jadida et poursuivre vers Berrechid.
66 Km :
Settat, est le centre économique de la Chaouia, plaine
peu accidentée comprise entre l'embouchure du Bou Regreg,
celle de l'Oum er Rbia. On peut y voir en plein centre une kasbah
fondée vers la in du XVII par Moulay Ismail. Il y faisait
étape lors de ses voyages de Fès à Marrakech.
A l'entrée
de la ville, route S105 pour la kasba de Boulaouane.
114,5 Km
: pont sur l'Oum er Rbia qui coule ici entre des coteaux gypseux
où poussent les tamaris. La route traverse ensuite la
plaine des Rehamna, steppe de terres quartzeuses et schisteuses
peu cultivées.
136 Km :
Benguerir, au milieu d'une steppe inculte ; marché le
mardi.
On traverse
ensuite la plaine de la Bahira où se trouve la dépression
marécageuse de Sedd el Mejnoun. Selon Léon L'Africain,
c'était au XVI un vaste lac poissonneux environné
d'une région boisée et giboyeuse.
197 Km :
Sidi Bou Othman , Hameau près de deux koubbas, parmi
de vieux jujubiers sauvages. C'est là que le colonel
Mangin remporta une victoire en aout 1912, qui permit à
l'armée françaises d'entrer dans Marrakech.
Au delà
de Sidi Bou Othman, la route franchit les Djebilet, les "petites
Montagnes " par un col à 650 m d'altitude.
223 Km :
un pont construit vers 1170, sous le règne d'Abou Youssef
Yacoub, enjambe l'oued Tensift.
224 Km :
à gauche route du tour de la palmeraie de Marrakech.
234 Km :
Marrakech.
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