Curieusement
, cette cité pleine de charme reste encore délaissée.
Avec ses minarets plantés comme des points d'exclamation,
cette ville étagée bleue et blanche borde l' oued
Loukkos ou les chalutiers trouvent refuge. Sa kasbah s' avance
comme une figure de proue face à l 'océan. Andalouse
dans sa partie moderne et arabe dans sa médina, elle
demeure profondément marquée par l' occupation
espagnole.
El Araich
Beni Arous . les treilles des Béni Arous. Tel est le
nom donné à la ville par les Béni Arous
, conquérants musulmans venus d' Arabie au VII . Il s'
installent d 'abord à Lixus , puis fondent une nouvelle
ville sur l' autre rive du Loukkous.
La meilleure
manière de commencer une visite de Larache est de s'en
éloigner. on aura en effet une vue magnifique sur la
ville en se rendant sur la plage située de l autre cote
de l 'Oued.
Pour cela
, il faut quitter Larache en direction du site de Lixus. A environ
4 Km , on rencontre une digue qui s 'avance entre l'océan
et l'oued. Les chalutiers , freinés par la barre, peinent
et tanguent avant de s' engouffrer vers cet abri. En été
, de nombreux cafés permettent de profiter de la vue
sur la ville, qui s'avance de l'autre cote de l'oued . La plage
, fort belle , s'étire sur des kilomètres.
Après
ce coup d'oeil qui permet de comprendre la disposition de la
médina , on regagnera la ville même.
le boulevard
Mohammed V bordé de bougainvillées, traverse le
centre de la ville moderne et aboutit place de la libération
.avec des bâtiments disposés en demi-lune et ses
terrasse,celle-ci fleure bon l 'andalousie.
Depuis la
place de la libération on franchira Bab el Khémis
, la porte du marche du jeudi, dont on remarque une façade
de briques et un petit auvent couvert de tuiles vernissées.
Elle donne accès à l' ancien souk des étouffe
ou kisaria. C'est en fait un petit marche des produits les plus
divers, animé surtout le soir, et qui s 'étend
le long d 'une large rue bordée de galeries. A son extrémité
tourner à gauche.
La ruelle
descend à travers de vieilles maisons en ruines ornées
de motifs floraux. Elle aboutit au port autour duquel se trouvent
quelques restaurant qui proposent du poisson grillé.
En remontant
par la même rue et en continuant tout droit vous franchirez,
après la kisaria , Bab el kasba, la porte de la kasba.Elle
donne dans la rue Moulay-el-Mehdi que l 'on suit à travers
un vieux quartier aux ruelles tortueuses enjambées des
arcs. On atteint une mosquée et , au delà ,une
esplanade établie sur les anciens rempart de la ville
( beau panorama sur la basse vallée du Lukkous).
Sur la place
, un bastion restauré du XVI , frappé des armes
de Charles Quint, abrite un petit musée archéologique.
Un grand nombre de pièces de monnaie et deux belles sculptures
à l ' étage inférieur ne suffisent pas
a lui donner beaucoup d' intérêt.
En face
du musée ,le palais de style hispano-mauresque,érié
en 1915 par les Espagnols , abrite le siege conservatoire national
de musique.
De la ,
on reviendra vers l ' avenue Mohammed V en coutournant Al Fath,
le château de la cigogne , forteresse à flanquements
aigus érigée en 1578 sur l 'ordre de moulay Ahmed
al Mansour Ed Dahbi par les prisonniers de la bataille des trois
rois.
De la place
de l' indépendance , deux courtes rues conduisent à
l' avenue Moulay - Ismail qui forme une belle terrasse en bordure
de l'Atlantique.
Sur la droite
on remarque une ancienne kasba, dite kebibat ( les petites coupoles
) , qui tombe en ruine, En continuant sur le front de mer vers
la gauche on arrive au marché municipal ,plein de charme
avec ses formes biscornues.
En longeant
la corniche on dépasse d'abord le cimetière musulman.
Juste avant le phare se trouve le cimetière catholique
ou repose Jean Genet.
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