Sur
la route de Tétouan à meknés, Ouezzane
s 'adosse au versant nord du djebel Bou Hellal.ville siante
depuis Moulay Abdallah, elle est restée un centre religieux
de référence et un lieu de pèlerinage.
Pleine de
charme, sa médina blanche foisonne de volées d'escaliers,
de passage voûtés et d'arches. La ville étant
dépourvue d' infrastructure hôtelière ,
on fera étape à Chaouen, Fés ou Meknés.
Du village
au centre politique et religieux. Le village du mont aux myrtes,
ou Dechra Djebel er Rihane, ancêtre d'Ouezzane , devint
en 1927 Le centre d 'une importante confrérie religieuse,
les Taibia,lorsque le chérif Moulay Abdallah,descendant
d'Idriss II, y Créa une zaouïa. La maison d'Ouezzane
allait fonder à son tour des filiales dans tout le Maghreb.
Située
à la limite de l'ancien bled el makhzen ( territoire
relevant de l'administration des sultans) et du bled de "
Siba" ( territoire échappant à leur autorité)
, la zaouïa d'Ouezzane était admirablement placée
pour devenir un instrument d'influence politique et religieuse.
Elle devint, de fait ,très puissante. Son ascendant s'exerça
sur le plan régional et national jusqu'au siècle
dernier.
On atteint
la zaouïa ,dominée par un minaret octogonal décore
d' entrelace et de zelliges, en prenant une rue en escalier
au fond de la vaste de l'Indépendance. On parvient ensuite
à la mosquée de Moulay Ali Chérif.
Dans ce
quartier subsistent plusieurs vieilles demeures appartenant
aux chérifs d'Ouezzane et à leurs disciples.
Au-delà,
on se promènera à travers les souks des menuisiers
et des forgerons, avant d 'atteindre la place Bir Enzarane,
de forme triangulaire. Entourée d 'ateliers de tisserands,elle
est dominée par le quartier de la kasbah. Grand souk
le jeudi.
Plus loin
, on pourra pénétrer et errer à travers
d'agréables souks et rejoindre la rue Abdallah ben Lamlih
qui , en contre-haut des sanctuaires, ramène à
la place de l' Indépendance.
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