Façade
de l'Afrique minière sur l'océan Indien, la république
du Mozambique couvre une superficie de 783.050 km²
et compte plus de 3.000 km de côtes, entre la Tanzanie
et l'Afrique du Sud; elle est aussi frontalière du Malawi,
de la Zambie, du Zimbabwe et du Swaziland.
Le pays est de médiocre altitude. Les aplanissements
anciens, fracturés dans la terminaison méridionale
du Rift (fossés du lac Malawi et du Zambèze),
couvrent une partie du Nord, à des altitudes comprises
entre 700 et 1.200 m, avec quelques reliefs plus élevés
(mont Namuli, 2.453 m). La plaine côtière
s'étend, au sud, sur 44 % du territoire; elle est
couverte d'épandages sableux et d'alluvions récentes
sur des sédiments crétacés et tertiaires.
Le pays est coupé par des fleuves coulant du nord-ouest
vers le sud-est : au nord, le plus important, le Zambèze,
puis la Save (Sabi) et le Limpopo. Descendus des plateaux, ce
sont des fleuves très abondants et chargés d'alluvions
Grâce
aux influences conjuguées de la mousson de l'été
austral et du courant chaud du Mozambique, le pays connaît
un climat de type tropical (longue saison des pluies de novembre
à mars), mais les précipitations sont plus fortes
sur le littoral, dans le Nord et sur les hauteurs. La chaleur
est extrême dans le fossé du Zambèze, tandis
qu'au sud des montées d'air polaire peuvent abaisser
la température en hiver. Sur les sols sableux du Sud
s'étendent des savanes ou des formations xérophiles;
dans le Centre et le Nord domine la forêt claire, infestée
de glossines.
Population
Estimée à 18,4 millions d'habitants, la population,
parlant des langues bantoues, est fractionnée en de nombreux
groupes. Il ne reste plus que quelques milliers d'Européens
et d'Asiatiques. La densité moyenne est faible (23,4 h./km2).
Tandis que la région côtière est assez peuplée,
les hautes terres sont presque vides. La population était
et reste essentiellement rurale, quoique la guerre civile ait
gonflé les villes, notamment Beira (264.202 h.)
et surtout Maputo (1,3 million h.), capitale politique
et économique. Elle a aussi provoqué l'exode temporaire
de millions de personnes à l'étranger (notamment
au Malawi et au Zimbabwe) et durement affecté la santé
publique; le pays compte un taux de mortalité infantile
parmi les plus élevés au monde (146,8 ‰).