L'économie
du pays, usée par quinze ans de régime marxisant
(1975-1990), est repartie un peu, mais en 1994 l'inflation a
annulé les effets positifs de la dévaluation du
franc CFA. Le secteur agricole, en voie de privatisation, demeure
la grande ressource du pays. Le cacao est une quasi-monoculture,
mais, à la fin des années 1990, la production
ne représente plus que le tiers de celle des années
1960. La balance commerciale est très déficitaire,
et São Tomé et Príncipe fait partie des
pays très pauvres du monde : la dette extérieure
s'élève à environ 900 % du PNB; l'aide
internationale est égale au PNB.
Le
sol, très riche, se prête bien à l'agriculture
et, outre le cacao, produit du café, des noix de coco
et de palme (donnant de l'huile et du coprah). L'élevage
(bovin, petit bétail, porcs) et la pêche complètent
le secteur agricole. Si l'hydroélectricité est
utilisée, les industries sont rares, mis à part
dans le secteur agroalimentaire.