Etat
d'Afrique occidentale, limité au nord par la Mauritanie,
à l'est par le Mali, au sud par la Guinée et la
Guinée-Bissau, au sud-ouest par la Gambie (enclavée),
à l'ouest par l'océan Atlantique.
Avec
ses 196.720 km², le Sénégal, qui s'étend
entre 18° et 24° de latitude nord et 11° et
17° de longitude ouest, est, dans l'ensemble, un pays
plat et peu accidenté: bas plateaux sur le bassin sédimentaire
secondaire et tertiaire, vallée alluviale du fleuve Sénégal,
littoral septentrional marqué par des dunes et comportant
des dépressions caractéristiques appelées
«niayes», littoral méridional dominé
par les estuaires du Saloum et de la Casamance. Les quelques
hauteurs sont les Mamelles volcaniques de la presqu'île
du Cap-Vert, la «falaise» de Thiès et, dans
la partie orientale du pays, les monts Bassari, contreforts
du Fouta-Djalon (point culminant: 581 m).
Les
altitudes restent inférieures à 100 m jusqu'aux
limites sud-orientales du pays, où, à 600 km
de la côte, les «montagnes», à la frontière
guinéenne, culminent à 581 m. La faiblesse
des pentes se traduit par la lenteur de l'écoulement
des cours d'eau; les méandres, amples, sont installés
dans des vallées évasées. Le régime
fluvial se caractérise par une irrégularité
saisonnière liée d'une part à l'alimentation
pluviale, d'autre part à une évaporation très
prononcée. Le Sénégal est parcouru par
cinq fleuves dont deux (le Sénégal et la Gambie)
prennent leur source au Fouta-Djalon, l'orientation générale
du relief imposant à ces deux cours d'eau un écoulement
vers l'Atlantique. Le plus important est, au nord, le fleuve
Sénégal (1.700 km), qui irrigue des milliers
d'hectares de terres cultivées. Le fleuve Gambie traverse
le parc national du Niokolo-Koba puis pénètre
dans l'État qui porte son nom. Au sud, le fleuve Casamance
est navigable jusqu'à Ziguinchor. Avec leurs nombreux
bras de mer et leur centaine d'îles, le Sine et le Saloum
sont fréquentés par les touristes, les pêcheurs
et les chasseurs.
Population
La population sénégalaise, estimée à
9,2 millions d'habitants, croît chaque année
de 2,8 %, ce qui laisse prévoir son doublement en
un quart de siècle. Les disparités sont nombreuses:
60 % des habitants ont moins de 25 ans, près
de 70 % vivent dans le tiers occidental du pays et 39 %
résident dans les 36 communes que compte le pays.
La diminution rapide de la population rurale – encore
61,3 % des Sénégalais – confirme le
processus d'urbanisation. En 1993, six communes comptaient
plus de 100.000 âmes, contre deux en 1976. Toufefois,
à l'exception de Dakar, la diversification fonctionnelle
n'a pu être réalisée. Le surpeuplement de
Dakar, la capitale, et de son agglomération (Grand-Dakar,
Pikine, Guédiawaye), qui, avec 2 millions d'habitants,
regroupe plus de 20 % de la population sénégalaise
sur 0,3 % du territoire, est un facteur de déséquilibre
économique. L'industrialisation de la pointe occidentale
du pays a encore impulsé une migration caractérisée
par des départs massifs des zones rurales et des régions
périphériques.
Les
autres villes importantes sont Thiès (185.000 habitants),
Kaolack (157.000 habitants), Rufisque (150.000 habitants),
Ziguinchor (124.000 habitants) et Saint-Louis (118.000 habitants),
la plus ancienne de toutes les villes fondées par les
Français en Afrique.
Parmi
les principaux groupes ethniques, les Ouolofs, nombreux dans
la région du Cap-Vert et de Diourbel, sont nettement
majoritaires (36 % de la population totale) devant les
Peuls et les Toucouleurs (23 %), les Sérères
(15 %), les Diolas (6 %, dans la Basse-Casamance),
les Mandingues (4 %) et les Lébous (2 %) de
la presqu?île du Cap-Vert. Parmi les autres ethnies, on
rencontre des Sarakolés, des Bambaras, des Maures, des
Bassaris…
La
langue officielle est le français. Un décret de
1971 a promu au rang de langues nationales les six langues des
groupes ethniques les plus importants: ouolof, poular (langue
des Peuls Toucouleurs), sérère, diola, malinké
et soninké. Toutes sont des langues nigéro-congolaises
du groupe ouest-atlantique.