La
plus grande partie de la population, estimée à
moins de 7 millions d'habitants, vit à l'ouest du
Chari sur 10 % du territoire, où elle se concentre
dans de gros bourgs, à l'image de N Djamena, la capitale
(dont l'agglomération compte 750.000 h.), mais aussi
de Sarh (120.000 h.), Moundou (117.000 h.), Abéché
(95.800 h.) ou Faya-Largeau. 68 % des Tchadiens sont des
ruraux.
La
population se compose de Saras-Bongos-Baguirmiens (20,1 %),
de Tchadiques (17,7 %), d'Arabes (14,3 %), de Sahariens
(dont les Mabas 9,6 %, les Goranes 6,4 %), de Soudanais
orientaux (6 %), d'Adamawas (6 %), de Peuls (0,5 %).
Les autres ethnies, très nombreuses, composent les 19 %
restants. Création coloniale, le Tchad ne présente
donc aucune cohésion ethnique, comme l'attestent les
guerres civiles persistantes, opposant Toubous du Tibesti, Arabes
transhumants du centre, Noirs plus ou moins christianisés
du Sud, dont les Saras.
Les
langues officielles sont le français et l'arabe. Au nombre
d'une centaine, les autres langues relèvent des trois
principales familles linguistiques africaines: famille nilo-saharienne,
sous-groupes soudanais central et soudanais oriental; famille
afro-asiatique, groupe tchadique; famille nigéro-congolaise,
sous-groupe adamawa. Les langues véhiculaires sont nombreuses:
arabe dialectal tchadien, langues nilo-sahariennes telles que
le sara, le ngambay, etc., nigéro-congolaises comme le
peul et le sango.