La
majorité des Érythréens pratiquent la céréaliculture
à l'araire, ce qui implique l'élevage de bovins.
L'assemblée de village redistribue régulièrement
la terre entre les membres du lignage du fondateur ou la concède
à des étrangers. Les Italiens exploitaient, jusqu'à
l'étatisation décrétée par la Révolution
éthiopienne, de petits jardins périurbains et
des plantations dans les basses terres. Seule, celle de Tessenay
était consacrée à la monoculture irriguée
du coton; demeurée étatisée, elle approvisionne
les usines de la capitale.
Les colons avaient fondé
pour les besoins du marché de l'Africa Orientale Italiana,
des industries agroalimentaires, mécaniques et textiles.
La main-d?œuvre, encadrée par des métis,
est réputée pour son bon niveau de qualification.
Outre la relance de la production, l'État s'attele maintenant
à la restauration des infrastructures portuaires, routières
et ferroviaires à l'aide des anciens maquisards mobilisés.
L'Éthiopie et l'Érythrée, qui partagent
la même monnaie, ont signé des accords pour l'utilisation
du port d'Aseb. Industries érythréennes et agriculture
éthiopienne sont complémentaires.